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Q&A avec Pheek
C’est après une performance de Richie Hawtin/Plastikman au Medialounge, en 1998, que Jean-Patrice adopte le nom de Pheek. Ce nom, ne signifiant rien d’autre qu’un son, aura pour objectif d’être principalement un projet de recherche alignant sons nouveaux, voir étranges, à des rythmiques contagieuses.
Ne manquez pas son set à 15:00h sur la scène STM ce weekend pour le dernier Piknic de la saison.
Voici son Q&A :
Ton nom:
Pheek
Le déclic qui a tout déclenché pour toi?
Si on parle de production, ça s'est fait en 2 temps. Il y a eu le acid house et les loops hyper répétitifs que j'aimais vers la fin des années 80 et qui m'ont fait intéressé à la production musicale. Sinon, voir plastikman jouer live en 1998 m'a scié les jambes.
L’ingrédient essentiel pour mettre le feu à la place?
Des basses très rondes et chaudes qui te donne l'impression que tu peux t'asseoir dedans. Pour ma part, le feu est dans la place, non pas quand tout le monde capote mais bien quand personne n'est capable de résister à ce qui se passe. C'est un art que de faire flipper les gens, mais c'est un don de tenir les gens intéressé.
Ce que tu n’oublies jamais pour un pique nique?
Question bouffe? Des olives kalamata! Sinon musicale? Une musique haute en sons riches! La sonorité est toujours mieux en nature.
La première pièce qui t’ait fait perdre la tête?
En club? "Hypokondriak" de Plastikman! Je capotais tellement que mon ami et moi, on se tenait pour ne pas tomber par terre. Hé! c'est une bonne idée de ressortir ça! Sinon, en musique tout court, je dirais soit "Port Gentil" de Porter Ricks ou le premier album de The Orb (1989).
La pièce qui t’obsède en ce moment?
"I move Alone" de Marc Neyen
La pièce que tu ne joueras jamais?
Pas une en particulier mais je ne veux jamais jouer de musique vraiment dark, sans vibe. Je vois comment je peux m'associer à ça.
La demande la plus étrange qu’on t’ait jamais faite?
Une toune de Hi!Ha! Tremblay lors d'un party du jour de l'an. La demande la plus récurrente qui est devenue un running joke est de ce faire demander du hip hop.
Ton plus beau souvenir de DJ?
Mon set au Love Parade était surréel... mais je pense que le set de 2006 au Savoy pendant Mutek a été un moment à la fois très touchant et culminant dans ma vie. J'y pense très souvent, c'est un souvenir qui va m'accompagner longtemps.
Ta pire raclée?
J'hésite entre une gig à Québec devant 8 personnes qui en avaient rien à foutre et une autre dans un loft bondé où, aux 10 minutes, quelqu'un me demandait quelque chose; j'ai tout entendu ce soir là (ex. "as-tu du beat?", "c'est tu ici le vestiaire?", "peux tu me donner une bière?", "as tu du led zep?", "c'est quoi qui fait ce bouton là? j'peux tu jouer un peu?").
Si je dis Piknic, tu dis...
Safari musical! Amenez vos kodaks sensoriels.


