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17 août

Un retour à la 33MAG

J'ai pas vraiment envie de parler du Piknic 33MAG de dimanche dernier: si tu t'es rendu sur le site, y'a des bonnes chances que tu saches ce que c'est. Ou que tu sois capable d'imaginer dans les grandes lignes ce à quoi ça peut ressembler.

Mais surtout, c'est que samedi je suis allé au formidable Rodéo Mécanic de Tingwick. C'est une party de motards/mottés qui se tient depuis 22 ans, à quelque part entre Drummondville, Victo pis un champ de blé d'inde.

J'ai été impressionné. Et très inspiré.

Je vais donc m'efforcer de rendre tout le monde heureux en me livrant à un petit exercice comparatif des deux événements. C'est la première étape de mon plan quinquennal qui mènera à la fusion de ces incontournables (dans leur cultures respectives).

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Règles orthographiques
Premières observations: Les rappeurs, le Piknic et le Rodéo partagent la même haine de la syntaxe traditionnelle. Les «c», les «k», les «que»: on s'en sâcre, tant que le son marche. Nom suggéré pour le grand rassemblement inter sous-culturel: Piknic-Mékano-Électronik.

Prière
Une année, je crois, le Piknic s'affichait comme la nouvelle tradition du dimanche, capitalisant sur l'écroulement de l'institution catholique. Peut-être serait-il possible de concilier religiosité et plaisir comme le fait Tingwick, avec sa Prière du biker ?

Concours de wet t-shirt
Une activité du Rodéo Mécanic qui ne laisserait pas de glace les pikniqueurs. Et qui est un remède miracle contre la canicule.

Résistance au bruit
De la chainsaw de Addison au V8 des Harley sur le dyno-drag (une course de moto, mais sur un rouleau qui calcule la vitesse), il n'y a qu'un pas qu'une paire de bouchons fera facilement franchir.



À boire
Je pense pas que les bikers aient de la difficulté à boire de la PABST, ou les pikniqueurs de la Coors Light. Autre lien de rapprochement: ce sont les 2 seuls endroits au monde où j'ai vu des gens boirent du REV.

Pour les enfants
Le rodéo et le piknic, c'est comme le Wu-Tang: c'est fait pour les enfants.




Mode et différenciations
On peut observer le même paradoxe dans ces manifestations, que j'appellerai l'«équi-hétérogénéité»: en se rassemblant entre pairs, les participants perdent l'individualité qu'ils ont dans les divers aspect de leur vie «régulière». Comme c'est toujours troublant de se fondre dans l'anonymat, l'humain réagit en trouvant des techniques pour affirmer son hétérogénéité À L'INTÉRIEUR de ses pairs.

Pour les bikers, qui portent toutes la même variation du t-shirt Harley Davidson, ça passe par les patchs.

Les amis du Piknic ont un éventail d'artefacts un peu plus large. Les cheveux (samedi dernier en tout cas) sont un élément clé. Y'avais le gars avec le mohawk multicolore qui faisait un genre de «S». Le gars qui s'était rasé en se laissant une genre de demi-lune de poils en arrière de la tête. Et les multiples variations de dreads. Désolé, pas de photos, j'étais trop gêné.

Sinon les t-shirts sont toujours un bon indice aussi, sur la «provenance» des festivaliers. I love Hackney (quartier de l'est de Londres à ne pas confondre avec les boutons), quand les artistes bookés viennent d'Angleterre, ça te place parmi la gang «qui sait ce qui se passe».



Le t-shirt de M. Pas Content est une référence ironique à l'univers des raves des années 80-90. Ça te met dans la gang de ceux qui «savaient ce qui se passait».



Un t-shirt de Jay-Z = «J'ai un remix de LMFAO sur mon iPod, pis j'aime le speed».


Et les éternels Français bruyants déguisés qui «vivent Montréal». Classique.

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PAR LAURENT K. BLAIS // 33MAG

Écrit par 33MAG