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P.-A. Buisson

 

P.-A. Buisson est un être polyvalent, conflictuel et autodidacte, dont le comportement ne fait pas toujours de sens. Il officie de jour dans l'industrie funéraire, et de soir dans l'industrie du party. Il aime lire, manger, dormir, et se faire persécuter par diverses branches du gouvernement, tant fédéral que provincial.

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23 juin

Cinq tracks que j'aurais aimé jouer au Piknic

Lorsqu’on reçoit dans notre inbox la « bonne nouvelle Quintal », à l’aube du dévoilement de la programmation du Piknic, qui nous demande si on veut jouer cette année, on est content. Notre imagination se met à tourner à toute vitesse et on se visualise déjà sur scène. On commence immédiatement à penser à ce qu’on va jouer.

Plusieurs variables font cependant en sorte qu’on ne peut pas toujours « dropper » ce que l’on veut. La météo, avoir un partenaire, et l’architecture d’un set peuvent parfois nous forcer à abandonner quelques sélections. Mais puisqu’il y a toujours les internets pour se rattraper, voici un top cinq des chansons que j’aurais aimé jouer au Piknic cette année.

1 – Al Green – Tired of Being Alone

Une parfaite ouverture. Mélancolie, soul, groove et surtout, un beat 4/4.

2 – Luomo – Tessio

Dès sa sortie en 2000, le premier album de Vladislav Delay sous son pseudonyme Luomo, « Vocalcity », m’a charmé. La piste « Tessio », en particulier, m’est restée accrochée dans la cervelle toutes ces années. Dès ma première visite au Piknic, pendant la 1ère saison, je me suis dit que ça serait une piste parfaite à écouter en plein air, à plein volume. Oubliez les médiocres remixes électro sortis plus tard, rien ne vaut l’originale.

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Écrit par P.-A. Buisson
24 mai

Cinq activités (autre que la danse) à pratiquer au Piknic

On le sait, avec le nombre record de pikniqueurs de dimanche dernier, la piste de danse sous le Calder est devenue un peu beaucoup peuplée. Mais outre la danse et passer du bon temps entre amis, que peut-on faire de sportif au Piknic le dimanche? Voici cinq idées, qui ne reflètent pas nécessairement les opinions de la direction.

1 - Se baigner dans les cours d'eau pollués de l'île

Quand, en préparation d'Expo '67, la Ville de Montréal a décidé de bâtir de toutes pièces l'Île Ste-Hélène avec les débris d'excavation du métro, tout a été savamment planifié. On a pensé à la fraîcheur de l'eau sur ta peau, et l'odeur que ces mares dégageraient quelque 45 ans plus tard. On a déjà vu plusieurs personnes pateauger dans le lac qui se trouve à l'est de la PLace de l'Homme, alors pourquoi ne pas joindre la vague et vous y ébattre vous aussi?

2 - Jouer à traverser la piste de danse bondée

Avez-vous remarqué que, dans chaque club, il y a toujours un "errant" qui traverse et retraverse la piste de danse, sans jamais danser, à la recherche de quelqu'un qu'il ne trouve jamais? Au Piknic, on peut en compter plusieurs. Joignez leurs rangs et essayez de vous chronométrer ou de compter le nombre de gens en sueur que vous toucherez; compilez ensuite les statistiques sur votre iPhone. Des heures de plaisir.

3 - Le lancer du vinyle

C'est un sport que j'ai eu l'honneur de pratiquer avec Sad Mafioso en 2008. Le tout a été immortalisé par NIGHTLIFE Magazine dans une capsule Salade de Soleil qui est malheureusement aujourd'hui disparue du site, mais que vous pouvez trouver sur YouTube.

4 - Faire l'amour dans les buissons

Il nous prend parfois des envies irrationnelles que même notre gros bon sens ne parvient pas à réfuter. Avec tout le "beau monde" qui assiste au Piknic, il y a parfois des étincelles et... on connaît la suite. Il est de nos jours passablement difficile de faire preuve de grossière indécence sans être quasi immédiatement interpellé par l'excellente sécurité de l'événement, mais à l'époque où les dimanches étaient légèrement moins courus, j'y suis parvenu, et je SAIS que je ne suis pas le seul.

5 - Trouver Décibelle

La mascotte du Piknic est a-do-rable et, contrairement à d'autres plushies qu'on a envie de démolir à coups de pieds, elle nous donne envie de lui faire des gros hugs cochons. Soyez gentils avec elle, mais ne la nourrissez pas, car elle a le coeur fragile et souffre de toutes sortes d'allergies indescriptibles.

Écrit par P.-A. Buisson
26 mai

J'ai montréalisé Paul Kalkbrenner en 2006

En octobre 2006, j'ai reçu un courriel de Mini à qui l'on proposait Paul Kalkbrenner pour la soirée Overdose du Parking. Son horaire de novembre étant déjà complété depuis longtemps, et Paul insistant pour faire un détour par Montréal dans le cadre de sa première tournée nord-américaine, elle me le proposait. J'ai conclu le deal pour une somme ridicule et organisé le tout au Lobby Bar Lounge, où j'ai brièvement travaillé à l'époque.

Suite à une dispute avec le propriétaire qui ne voulait pas charger de cover à la porte le soir de la prestation, nous avons décidé de rendre le party gratuit, et il a déboursé le salaire des DJs et tous les frais engendrés de sa poche. En échange, il m'a demandé de lui assurer que ça serait rempli. Bonne blague!

Kalkbrenner est arrivé à l'aéroport avec son hoodie et ses lunettes de soleil, et nous a immédiatement annoncé: "I wanna see the Habs!". Comme nos glorieux ne disputaient aucun match pendant les trois jours où il était ici, sa deuxième demande fut plus facile à satisfaire: "I want Wendy's!".

En arrivant chez moi, quand je lui ai demandé ce qu'il voulait boire, sa réponse fut: "Vodka". Il jouait le lendemain, le 10 novembre, et a dormi sur mon divan pendant trois jours. Outre sa prestation entendue par plus de 200 amateurs de techno, il a entre autres allumé des cigarettes dans tous les restaurants où je l'ai amené, été effrayé par nos écureuils, cherché une femme à la peau foncée à aimer, et trippé sur les déjeuners gras du Hotdogeria, coin Rachel et De Lorimier. Il a, en bref, fait honneur à sa réputation.

Il se produira live pour la première fois dans un espace digne de sa musique ce 5 juin au Piknic, dans le cadre du week-end Mutek.

Écrit par P.-A. Buisson
20 mai

Un artiste à découvrir: Coyu

Originaire de Barcelone, Coyu est un gamin de 24 ans dont le nom quitte rarement le top 50 house de Beatport ces jours-cis. Vraisemblablement un workaholic, il a récemment travaillé en collaboration avec Affkt, Uner et Edu Imbernon et ses productions sont parues sur des labels tels que Get Physical, liebe*detail et Diynamic. Tout d'abord reconnu pour une tech-house aux accents tribaux et aux samples ethniques, il se tourne de plus en plus vers la house plus deep et groovy, et mon petit doigt me dit qu'après de multiples apparitions dans les clubs de Toronto, on devrait avoir le plaisir de l'entendre à Montréal très bientôt.

Écrit par P.-A. Buisson