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13 sept.

« Fallait être là... »


Crédit photo: Miguel Legault

À tous les spéculateurs précoces et autres rabat-joie qui s’empressent de dire que l’été est fini dès qu’ils rentrent de leurs maigres vacances, mettez ça dans votre pipe : officiellement, l’été se termine le 21 septembre et les jours de lumière exquise qu’on savoure ces temps-ci sont parmi les plus beaux de la saison.

De l’avis de tous présents dimanche (près de 4000 gigueux), il s’est passé quelque chose d’un peu magique au Piknic. Essayer de l’expliquer après coup pour ceux qui n’étaient pas là est toujours délicat. Comment décrire un moment de grâce sans le diminuer? On est tenté de dire : « Fallait être là et puis c’est tout! »

On a tout de même essayé de mettre le doigt sur le pourquoi du kessé qui s’est passé dimanche pour qu'on obtienne une telle symbiose. Les théories oscillent encore entre le fruit des retrouvailles de la rentrée et les effets (discutables) de la pleine lune. Disons simplement qu’il y avait tout ce qu’il faut pour faire un Piknic parfait, à commencer par un temps radieux et de la bonne musique.

Dire qu’il a fait beau dimanche serait un peu court. Sur le site, le moindre coin d‘herbe caressé par la lumière blanche du soleil de septembre s’est vite recouvert d’une couverture et de pique-niqueurs bien équipés. Familles et amis sont arrivés dès l’ouverture pour bien prendre le temps de savourer le plaisir de se retrouver au bon endroit, au bon moment. La journée a donc démarré en douceur et, malgré l’heure avancée, tout le monde semblait encore en mode dimanche matin, heureux d’être là mais pas pressés de se réveiller pour de bon. Mollo! Même les membres de l’Ékip s’affairaient sans rien brusquer, avec le même sourire serein et contagieux. Le calme avant la tempête, quoi...

Côté musique, les artistes invités de la scène principale, les Torontois du label My Favorite Robot à qui on avait confié le menu de la journée entière, ont bien saisi l’ambiance et eu le bon goût de lancer la vague sur les mêmes notes douces et ensoleillées (Grace Jones, St-Germain, etc.). Grâce au travail minutieux de cette équipe sympathique et festive (je valide!), la progression lente et sûre n’a jamais manqué un beat du reste de la journée et, le soir venu, c’est sur un site plein à craquer de danseurs fous qui en redemandaient qu’ont résonné les dernières notes (salut Tiga) d’une journée parfaite. Du côté de la scène GURU, même scénario à quelques variantes près. Si l’endroit s’est vite comblé de mélomanes paisibles sur couvertures, la musique a démarré nettement plus funky et salement sexe avec Tronald Trump! Et en fin de journée, ici aussi, plus personne d’assis; ça se dévissait joyeusement dans tous les sens sur les beats crinqués de Botnek.

D’un côté comme de l’autre : un parcours parfait. Merci et bravo aux artistes! Ajoutez à ça, après une journée splendide, la pleine lune qui s’est levée sur le site vers 20h, juste avant que ne s’illumine le Calder (eh oui, l’été n’est pas fini mais les journées raccourcissent) et vous avez en gros ce qui fait que ce dimanche goûtait juste pas comme les autres. Ça a l’air bon hein? Ben c’était encore meilleur que ça!

Il n’en reste que deux, et non les moindres. Ne soyez pas de ceux à qui on dira : « T’étais où dimanche? »

Fouf